top of page

Foire Aux Questions

Quelle est la différence entre une esthéticienne et une socio-esthéticienne ?

​Une socio-esthéticienne a la particularité d’avoir des compétences dans les secteurs sanitaires et sociales. Les soins prodigués et les conseils donnés (hygiène, choix des produits, des couleurs, …) sont adaptés en fonction des besoins exprimés par le bénéficiaire, mais aussi par les besoins identifiés par les équipes et adaptés selon les pathologies et/ou situation sociale.

En séance individuelle ou en atelier collectif, la socio-esthétique permet un accompagnement complémentaire aussi bien sur le plan physique que psychologique.

De plus, une socio-esthéticienne intervient à la demande des structures pour un public spécifiques, dans un lieu associé. Elle est rémunérée par la structure et ne peut recevoir d’argent des bénéficiaires, contrairement à l’esthéticienne qui travaille dans un institut de beauté et qui est payée directement par les clients. Cette dernière prodigue des soins esthétiques sans connaissance médicale, auprès d’un public apparemment bien portant.


ATTENTION !!!
Certaines esthéticiennes exercent auprès de malades sans formation socio-esthétique reconnue par l'état :
Il faut savoir qu’en cas de litige, l’employeur engage sa responsabilité en faisant travailler des personnes qui n’ont pas les compétences requises. A l’inverse, la socio-esthéticienne, de par sa formation, est responsable de ses actes et de son comportement avec les usagers et les équipes.

​​

Quels sont les conditions d'entrer dans cette formation ?

Il faut être titulaire d’un diplôme d’Etat en Esthétique-Cosmétique, acquérir une expérience suffisante en esthétique pour développer des compétences techniques et avoir envie d’exercer son métier "autrement".

 

ATTENTION !!!

Il existe beaucoup de formations. Malheureusement, elles sont majoritairement non reconnues par l'état. La seule reconnaissance à ce jour étant celle du RNCP (voir ci-dessous).

Également à savoir, toutes les formations proposant de faire le CAP en parallèle de la formation socio-esthétique mettent les élèves dans une situation illégale de pratique de l'esthétique lors des mises en stages non encadré par des professionnel(le)s de l'esthétique / socio-esthétique (voir loi du 5 Juillet 1996 ci-dessous).

 

Quelle est la reconnaissance du métier ?

Le titre de Socio-Esthéticienne CODES représente un label de qualité reconnu par de nombreux professionnels du monde médical et social, puisque c'était la première formation en France (elle existe depuis 1979).

Seules les personnes détentrices d'un titre inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles peuvent user officiellement de l’appellation "socio-esthéticien(ne)".

 

La pratique professionnelle socio-esthétique est-elle réglementée ?

​En effet, nous sommes soumis à une réglementation précise régie par des lois. En voici quelques exemples :

 

5 Juillet 1996 : Loi sur les soins esthétiques
Article 16 : « Quels que soient le statut juridique et les caractéristiques de l'entreprise, ne peuvent être exercées que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci les activités suivantes :

- les soins esthétiques à la personne autres que médicaux et paramédicaux et les modelages esthétiques de confort sans finalité médicale. On entend par modelage toute manœuvre superficielle externe réalisée sur la peau du visage et du corps humain dans un but exclusivement esthétique et de confort, à l'exclusion de toute finalité médicale et thérapeutique. Cette manœuvre peut être soit manuelle, éventuellement pour assurer la pénétration d'un produit cosmétique, soit facilitée par un appareil à visée esthétique. »

Article 24 : « Est puni d'une amende de 7500 euros : Le fait d'exercer à titre indépendant ou de faire exercer par l'un de ses collaborateurs une des activités visées à l'article 16 sans disposer de la qualification professionnelle exigée par cet article ou sans assurer le contrôle effectif et permanent de l'activité par une personne en disposant. »

2 Avril 1998 : Décret sur la qualification professionnelle exigée pour l'exercice des activités prévues à l'article 16 de la loi n° 96-603

Article 1 : « Les personnes qui exercent un métier ou une partie d'activité relevant de l'une des activités mentionnées aux neuf premiers alinéas du I de l'article 16 de la loi du 5 juillet 1996 susvisée ou tout ou partie du métier de coiffeur à domicile ou qui en contrôlent l'exercice par des personnes non qualifiées doivent être titulaires d'un certificat d'aptitude professionnelle, d'un brevet d'études professionnelles ou d'un diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré lors de sa délivrance au répertoire national des certifications professionnelles institué par l'article L. 335-6 du code de l'éducation.

Ces diplômes ou titres doivent attester d'une qualification dans le métier ou dans la partie d'activité en cause.

A défaut de diplômes ou de titres mentionnés aux alinéas précédents, ces personnes doivent justifier d'une expérience professionnelle de trois années effectives sur le territoire de l'Union européenne ou un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen acquise en qualité de dirigeant d'entreprise, de travailleur indépendant ou de salarié dans l'exercice du métier ou de la partie d'activité en cause. »

24 Novembre 2009 : Code Pénal

« L'usage, sans droit, d'un titre attaché à une profession réglementée par l'autorité publique ou d'un diplôme officiel ou d'une qualité dont les conditions d'attribution sont fixées par l'autorité publique est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

Les personnes physiques ou morales coupables du délit prévu à la présente section encourent également la peine complémentaire suivante : interdiction de l'activité de prestataire de formation professionnelle continue au sens de l'article L. 6313-1 du code du travail pour une durée de cinq ans. »


• Les gestes spécifiques
La socio-esthéticienne travaille le corps, mais ne peut faire :
- Massages
- Epilation sauf à la pince, à la cire, au fil
- Recherche ou soin de maladie de la peau, du cuir chevelu
- Electrolyse
- Electrocoagulation
- Abrasion des téguments susceptible d’entraîner une effusion de sang


Cette profession ne doit « tendre qu’à l’embellissement du corps humain par des procédés dépourvus de tout caractère médical », si nous observons quelque chose d’anormal (exemple : grain de beauté anormal, tâche pigmentaire…), nous devons rediriger la personne vers un professionnel de la santé comme les dermatologues. En aucun cas, il nous est autorisé de poser un diagnostic.

• Le Secret Professionnel
Au même titre que tous les soignants, nous sommes soumises au secret professionnel.

Mise à jour le 01 / 01 / 2026

bottom of page